Le concours approche, les révisions se multiplient, tes centaines de pages d’ESH s’accumulent sur ton bureau et tu ne sais plus où donner de la tête ?

Jusqu’à là tout est normal.

Comme tu le sais probablement si tu suis mon blog depuis quelques temps (ou si juste tu te renseigne un peu), les sujets d’ESH aux concours BCE et Ecricome sont ancrés dans l’actualité économique et sociale. Sur les 15 dernières années on a souvent eu 2/3 de sujets d’actualité et 1/3 de sujet de cours classiques (mondialisation, croissance, …).

Prédire les sujets n’est pas une science exacte.

L’idée c’est surtout de se donner des pistes de reflexion pour travailler et penser des sujets.

 

 

 

Thème probable pour le concours #5 : l’entreprise et les startups 

Alors oui, certains profs de prépa vont me dire que l’entreprise est déjà tombée l’année dernière à HEC, et qu’elle ne tombera sûrement pas cette année. D’abord, les choix des sujets sont indépendants entre eux, ensuite c’est un sujet dans l’air du temps. Depuis l’élection de Macron, on assiste à un renouveau de la figure entrepreneuriale, désormais consacrée comme élément moteur de l’économie à tel point que notre Président envisageait de dissoudre le peu qu’il reste de l’état dans l’entreprise « Start-up Nation ».

 

Thème probable pour le concours #4 : protectionnisme et croissance

Encore un sujet classique dont l’ESSEC raffole ! Depuis l’élection de Trump, la victoire du Brexit et la montée en Europe des courants d’extrêmes, le protectionnisme et ses bienfaits supposés réapparaissent au premier plan de l’actualité. Mais surtout, ce qui apparaît en creux dans un sujet sur le protectionnisme, c’est la possibilité d’une guerre commerciale entre pays !

Avec un tel sujet, on ouvre aussi les voies d’une réflexion autour de la notion de croissance :protectionnisme, peut-être serait-il bon de ne pas mettre toujours la croissance au centre de toute décision ?

 

Thème probable pour le concours #3 : l’instabilité du capitalisme

 

Cette notion est mal traitée par la majorité des profs de prépa, qui s’en tiennent à Weber. Pourtant,  la nature cyclique des crises financières jusqu’à la seconde partie du XXème siècle, le possible retour de ces cycles selon des analyses Marxistes, laisse penser que capitalisme et crise financière sont fortement imbriqués : on recherche toujours plus de profit, toujours plus de régulation. Et, c’est aussi le moment pour parler des gardes fous, inutiles pour la plupart, que constituent les organes de régulation imbriqués dans le capitalisme : sont-ils utiles ? Pourquoi le capitalisme en a-t-il besoin ?

En bref, la remise en cause du capitalisme et de ses institutions commence à émerger : Un sujet plutôt historique qui serait plutôt susceptible de tomber à HEC !

 

 

Thème probable pour le concours #2 :  le but de l’histoire économique 

Ce sujet est issu d’un thème original, fondamental en ESH, mais pratiquement jamais traité à l’exception du début des années 2000 à l’ESCP. Alors que « les économistes ont la réputation notoire d’être en désaccord sur à peu près tout » comme Krugman l’écrivait dans une revue Américaine, il peut être intéressant de comprendre le lien entre l’apprentissage par les économistes des crises, et leur possible évitement. Plus largement, ce sujet recoupe donc les sujets de comparaison des crises, entre 29 et 08 par exemple, ou plus encore sur comment les politiques sont mises en place, sur la possibilité ou non de parler de révolution Keynésienne et de ses affrontements en termes d’implémentation de politique avec Hayek etc…

L’ESSEC, qui aime bien surprendre parfois, pourrait bien le sortir des tiroirs !

 

Thème probable pour le concours #1 :  le marché du travail

 

La question de la réforme du marché du travail, à l’heure de Macron, n’a jamais eu autant de réalité depuis la signature des ordonnances et de la loi travail. La montée en puissance des indépendants (type Uber) a fait des émules, mais commence déjà à être remise en question : doit-on aller dans le sens de toujours plus de flexibilité ? Ou bien doit-on considérer que l’état a son mot à dire, son nez à mettre dans de telles affaires ? Que l’on s’oriente vers un modèle anglo-saxon, ou vers un système scandinave comme celui de la flexisécurité, le problème est réel : La place de la régulation sur le marché du travail doit être clairement définie.

Ce sujet est sans doute le plus brûlant, et à même d’être repris par l’ESCP.

Notons maintenant que faire des pronostics n’est pas une science exacte. Ce qui compte c’est aussi et surtout bien suivre l’actualité et avoir des bases solides !!

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