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Dans un autre article j’avais parlé de la nécessité d’être capable de résumer en quelques lignes les théories principales d’un auteur. Voici ici l’ensemble des théories célèbres de Robert BARRO résumées par Romain TREFFEL (les lignes qui vont suivre sont un passage de son livre, 1000 idées économiques).

Les thèmes traités par Barro sont  : la dette, la fiscalité, la monnaie, l’emploi, l’État, la croissance. 

  •  La dette publique équivaut à l’impôt, car les ménages anticipent l’échéance du remboursement, c’est pourquoi le déficit budgétaire se traduit par un surcroît équivalent d’épargne privée, ce qui signifie que toute augmentation de demande publique diminue d’autant la consommation et la demande privées (Les emprunts d’État sont-ils de la richesse nette ?, 1974).
  • Les banques centrales ne peuvent réussir à faire baisser le chômage qu’à condition de diffuser auprès des acteurs du marché des anticipations d’inflation erronées (Les anticipations rationnelles et le rôle de la politique monétaire, 1976).
  • Les ménages anticipent rationnellement l’inflation résultant de la baisse des taux d’intérêt : il s’agit d’un « biais inflationniste » que les banques centrales peuvent faire disparaître en s’engageant sur un objectif d’inflation (Règles, action discrétionnaire et réputation dans un modèle de politique monétaire, écrit avec David B. Gordon, 1983).
  • Les dépenses publiques stimulent la productivité des facteurs de production privés car les institutions de l’État de droit attirent les facteurs de production et la main-d’œuvre qualifiée (La dépense publique dans un modèle simple de croissance endogène, 1990).
  • Si de fortes croyances religieuses sont plutôt favorables au développement économique, une pratique poussée lui serait plutôt une entrave (La religion et la croissance économique, 2003).