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La pensée de SCHUMPETER incontestablement un des plus influentes de ces derniers siècles et surtout de l’actualité. Les notions d’innovation, d’entrepreneur, d’imitateur (procès entre Apple et Samsung, par exemple !) n’ont jamais été aussi présentes. On peut aussi parler de “disruption” et d'”ubérisation des économies“.  Notons d’emblée qu’avec la médiatisation d’entrepreneurs comme Elon MUSK (fondateur de Space X, Tesla Motors et Solar City), Jack DORSEY (Square, Twitter) ou encore Evan SPIEGEL (Snapchat), la pensée schumpétérienne est omniprésente jusqu’à dans la culture générale !

Alors que retenir de Joseph A. SCHUMPETER (1883-1950) ?

En partenariat avec les Éditions Sonorilon et l’ouvrage de Romain TREFFEL, 1000 idées économiques, voyons cela !

La croissance économique consiste en un processus de « destruction créatrice » : des entreprises obsolètes font faillite et sont remplacées par de nouvelles dont les fondateurs ont conçu des produits innovants qui correspondent à une demande (Théorie de l’évolution économique, 1911).

Parmi les innovations scientifiques, certaines permettent d’augmenter la productivité (innovations de procédé, de mode de production, de matières premières), et les autres de satisfaire une demande non encore révélée (innovations de produit, de débouché) (Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942).

Les cycles économiques s’expliquent par le progrès technique, et tout particulièrement par des « grappes d’innovation » : les entre- preneurs et les innovations apparaissent groupés après et autour d’une innovation radicale (Le cycle des affaires, 1939).

Si l’innovation peut conférer à une entreprise une situation de monopole temporaire, l’apparition d’imitateurs qui copient les innovateurs et les innovations des concurrents mettra fin à cette situation (Théorie de l’évolution économique, 1911).

La concurrence a paradoxalement tendance à détruire la concurrence et à mener vers le monopole : une concurrence intense entraîne en effet la faillite des entreprises les moins aptes et le développement rapide et de moins en moins contesté des survivantes (Ibid.).

Le monopole n’est pas forcément désavantageux pour l’économie : il n’augmente pas les prix et ne comprime pas la production de manière systématique ; s’il perçoit un surprofit, il peut faire des investissements importants qui entraînent des innovations profitant à l’économie tout entière ; il peut avoir des effets d’entraînement sur d’autres secteurs et contribuer à l’émergence de nouvelles activités (Ibid.).

L’entrepreneur est le champion de la bourgeoisie, laquelle ne survit que grâce à lui, dont les qualités supérieures – telles que l’inventivité, l’énergie, la volonté, etc. – permettent de remporter la lutte des classes (Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942).

Le capitalisme se transforme naturellement en économie planifiée parce que la concurrence a tendance à s’autodétruire : le planificateur supplante l’entrepreneur comme élément moteur de la société (Ibid.).