ESH en prépa HEC

En ce moment, je consacre mes articles à la destruction de mythes ! Un grand nombre de mes élèves ont des profs qui les obligent à écrire moins de 8 pages dans leur DS. Cela sous prétexte que les instructions aux concours sont de ne pas dépasser les 8 pages. Certains profs d’ESH en prépa HEC vont même sanctionner les élèves qui dépassent ce volume.  C’est du délire ! Voici les raisons.

1) Ce n’est pas la consigne !

La consigne est quelque chose du genre “ne pas dépasser les 8 pages sauf si c’est justifié par la qualité du résultat“. Voilà, il suffit de faire un travail de qualité. Je dirai que c’est même pire que ça. Se contenter d’écrire au maximum 8 pages c’est presque admettre implicitement que son travail n’est pas de bonne qualité. C’est de l’autoflagellation. Je suggère de décréter que ton travail est de qualité et d’écrire plus de 8 pages. Il y a tout sur ce site pour acquérir le savoir et le savoir-faire nécessaires pour faire une super dissertation le jour J. De plus en écrivant plus de huit pages on envoie le signal qu’on est dans la catégorie des bonnes copies.

2) Les copies sont notées (un peu) au poids

Je l’ai dit et je le redis. Les copies sont notées au poids. Une bonne copie c’est souvent 10-12 pages avec du bon volume, plein d’auteurs et de chiffres. J’ai publié un article sur l’utilisation des auteurs et le name dropping. Si tu ne l’as pas encore lu, je t’invite à y jeter un coup d’oeil.

Je n’ai pas inventé cette théorie. Je rassemble depuis plusieurs années des bonnes copies de concours et je me rends compte qu’elles font souvent plus de 10 pages. 80% des bonnes copies sur lesquelles j’ai mis la main font plus de 10 pages. On trouve naturellement aussi de très bonnes copies qui font moins de 8 pages, mais les statistiques renforcent ma conviction que faire une longue copie est souvent une bonne chose.

3) Vous n’avez pas la place de bien déployer le raisonnement  en moins de 8 pages

Pour bien développer son analyse, ses idées (ou plutôt celles des auteurs qu’on reprend!) et son raisonnement, il faut tout simplement du volume. Une introduction c’est une page et demie, voire deux pages. Un graphique doit prendre un tiers de page. On met rapidement 2-3 graphiques dans une bonne copie. ESCP, ESSEC et Écricome aiment bien les graphiques, HEC un peu moins. Dans chaque sous-partie, il faut au moins trois ou quatre auteurs puis des exemples. Même en étant concis, ce n’est pas compliqué de faire tenir tout ce volume en moins de 8 pages.

PS: Pour gagner en concision, je te conseille de lire cet article. .