ecricome dissertation corrigee annale

Après avoir traité les sujets d’ESH tombés à l’ESCP, l’ESSEC et HEC, c’est le tour d’Écricome. Si Ecricome note moins sévèrement que les correcteurs au concours BCE, les sujets ne sont pas pour autant plus faciles. La bonne nouvelle c’est qu’à la dissertation d’économie on a le choix entre deux sujets. Stratégiquement, quel sujet choisir ? Si un des sujets vous parait infaisable (parce que vous n’avez pas révisé la sociologie ou le chapitre qui tombe) prenez l’autre. C’est logique. En revanche, si les deux sont faisables, demandez-vous lequel la plupart des candidats vont prendre. Et prenez l’autre. Si tout le monde prend un sujet particulier, ça sera difficile de sortir du lot. Il y aura probablement une prime à choisir le sujet moins « populaire ». Surtout si ce dernier est un sujet de sociologie ou de première année (avec un gros focus sur le XIXème siècle).

Premier Sujet d’ESH Ecricome 2016 : Qu’est-ce qu’une bonne gouvernance d’entreprise ?

Analyse pour la dissertation : La première difficulté est de savoir définir gouvernance d’entreprise. On peut reprendre ici la définition d’Antoine REBERIOUX selon laquelle elle  « renvoie à la structure et à l’exercice du pouvoir dans les entreprises ». On distingue évidemment la gouvernance shareholder (au bénéfice exclusif des actionnaires, les « shareholders » ) de la gouvernance stakeholder (au bénéfice de l’ensemble des parties prenantes: salariés, clients, actionnaires, sous-traitants, société en général …). Le mot compliqué du sujet est évidemment « bonne ». Qu’est-ce qui est bien/bon ? Pour qui ? Comment ? Au regard de quels objectifs, problèmes ou impératifs ? Évidemment ces perceptions et ces objectifs ont évolué avec le temps. Un traitement chronologique du sujet qui démarre du FACTORY SYSTEM pour arriver aux START-UPS en passant par les grands groupes industriels de la fin du XIXème siècle et du XXème siècle (GENERAL ELECTRICS par exemple) aurait pu faire l’affaire.

Deuxième sujet d’ESH Ecricome 2016 : Depuis les années 1980, la mondialisation est-elle responsable du chômage dans les pays avancés ?

Analyse pour la dissertation : C’est un sujet de cours. C’est, en gros, le sujet « mondialisation et emploi » ou « libre-échange », mais présenté différemment. Notons que le sujet démarre dans les années 1980 (« depuis les années 1980 »), il ne faut donc pas tomber dans un traitement pour ou contre la mondialisation avec une analyse sur deux siècles (ou juste depuis le début de la première mondialisation pour reprendre le découpage de Suzanne BERGER dans Notre première mondialisation). Le sujet est pertinent parce que depuis depuis les années 1980, le chômage a nettement progressé dans un certain nombre de pays développés à économie de marché (PDEM). Sur la période 1945-1973 le taux de chômage en France était autour de 3 % tandis que sur la période 1980-2007 on était environ à 8 %. Aujourd’hui autour de 10 % (notons néanmoins qu’il existe des disparités entre les pays: le Royaume-Uni, les États-Unis ou encore l’Allemagne souffrent peu du chômage). Que s’est-il passé depuis les années 1980: développement de la seconde mondialisation, mais aussi financiarisation des économies (globalisation financière, dérèglementation financière …), la révolution technologique des TIC, la tertiarisation des économies ou encore la désindustrialisation. La mondialisation n’est peut-être pas coupable pour reprendre l’expression de Paul KRUGMAN (La Mondialisation n’est pas coupable). Ce sujet est assez proche de celui de l’ESCP tombé la même année.

Premier Sujet d’ESH Ecricome 2015 : L’euro : d’où vient-il ? Où mène-t-il ?

Analyse pour la dissertation : C’est un sujet classique sur la construction européenne et sur l’euro. Un plan du type I) Histoire (Serpent monétaire européen, SME, Maastricht), II) Passage à l’euro et son bilan (crise de la zone euro, questions des dettes publiques, la Zone Monétaire Optimale qui n’a pas été atteinte, insuffisance de la convergence) et III) Les perspectives de réformes de la zone euro. Des réformes monétaires, mais aussi structurelles (fiscalité, politique industrielle …). Je t’invite à regarder la correction du sujet tombé à l’ESSEC en 2012, « L’Europe sera monétaire ou ne sera pas ». 

Deuxième sujet d’ESH Ecricome 2015 : La globalisation financière a-t-elle amélioré l’allocation du capital depuis les années 1980 ?

Analyse pour la dissertation : C’est sujet complexe ! Bien plus difficile je pense que le premier sujet posé à l’Écricome cette année. La globalisation financière correspond à l’intégration et à l’interconnexion des marchés financiers des différents pays pour former un marché mondial des capitaux. Elle a été permise par le développement des TIC et les dérèglementations financières (comme le GRAMM LEACH BLILEY ACT de 1999 sous la présidence CLINTON). Depuis les années 1980, on assiste aussi à la multiplication des crises financières. 1982 : Mexique, 1985: Brésil, 1991: Japon, 1994: Mexique, 1997: Asie du Sud Est, 1998: Russie, 2000-2001: bulle internet et 11 septembre, 2001: Argentine. Pour le financier George SOROS, ces bulles ont préparé le gonflement de la « méga bulle » qui a été les subprimes. On voit aussi, depuis les années 1980, que les pays en développement (PED) et plus particulièrement les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont été des acteurs de la globalisation financière. En tant que receveur de capitaux (Chine par exemple) ou d’exportateur de capitaux (Pétromonarchies du Golfe par exemple). Distinguons aussi les investissements directs à l’étranger (IDE), des investissements de portefeuille (court terme). On aurait ou citer des auteurs sur l’efficience des marchés financiers (FAMA, SCHILLER) ou encore sur les crises financières (MINSKY). C’est un sujet trop vaste et passionnant pour être traité complètement ici et en quelques lignes ! Le chapitre de la masterclass sur la finance permet d’y répondre.

Premier Sujet d’ESH Ecricome 2014 : A la lumière de l’histoire et de l’analyse économiques, vous vous demanderez s’il est possible d’évaluer l’efficacité des dépenses publiques.

Analyse pour la dissertation : 50 % des ronds-points d’Europe sont en France … Ça répond à la question ? Pas uniquement ! Il faut connaitre les chiffres d’actualité sur les dépenses, les déficits, budgets de l’État. Les kits de survie doivent être tenus à jour. Les rapports de la Cours des comptes ont pointé du doigt depuis des années les gaspillages des ressources publiques et les aberrations fiscales de la France (voir aussi le sujet ESCP sur la fiscalité optimale). Historiquement néanmoins, les dépenses publiques ont pu prouver leur efficacité : New Deal de ROOSEVELT (déficit public américain passe de 1 à 3 Mrd $ entre 1933 et 1936), cas des trente glorieuses françaises (TCAM de 5 %). Toute la complexité du sujet est de définir « efficacité ». Que veut dire efficacité pour un État dont l’objectif n’est pas le profit ou la rentabilité, mais la réalisation de l’intérêt général ? Milton FRIEDMAN nous dirait que l’intérêt général n’existe pas et que l’État ne poursuit que l’intérêt personnel des dirigeants et des membres de l’administration. On voit bien derrière ce sujet un duel célèbre entre la pensée libérale (et son renouveau avec les Nouveaux Classiques comme LUCAS ou SARGENT) et la pensée interventionniste/dirigiste. On pourrait passer par des cas particuliers comme l’URSS pour traiter ce sujet. Il faut penser à balayer très large quand on analyse un sujet. J’explique comment faire dans ma mini formation « Plus Cinq Points ».

Deuxième sujet d’ESH Ecricome 2014 : Depuis le XIXe, la réussite des pays émergents s’explique-t-elle principalement par leurs dotations factorielles ?

Analyse pour la dissertation : Un sujet complexe ! On voit que souvent à Écricome, on a effectivement un sujet facile et un sujet hard ! La dotation factorielle nous renvoie au modèle HOS (HECKSHER, OHLIN et SAMUELSON) qui s’inscrit dans la continuité des théories du commerce international chez SMITH et RICARDO. On peut aussi mettre le théorème de RYBCZYNSKI ou encore le Paradoxe de LEONTIEFF. Ça me semble être la base. Parmi les théories mobilisables on aussi la DIPP (division internationale des processus productifs) qu’on doit à Bernard LASSUDRIE-DUCHÊNE.

Premier Sujet d’ESH Ecricome 2013 : Depuis le début du XXème siècle, qu’est-ce qu’un bon taux de change ?

Analyse pour la dissertation : Enfin un sujet sur le système monétaire international (SMI), un chapitre pas très présent parmi les sujets Écricome. Le sujet commence au XXème siècle, autrement dit, il commence avec la fin du système de l’étalon-or (1914). On pourra donc parler de sa fin, du système de Gênes (1922-1929) puis de la guerre des dévaluations des années 1930 (qui a entrainé une balkanisation monétaire et commerciale, une propagation de la crise d’après EICHENGREEN & IRWIN et un effondrement de plus de 60 % du commerce international). Enfin une nouvelle page s’ouvre avec le système de Bretton Woods (1944) et le développement du multilatéralisme autour des États-Unis, du dollar (monnaie internationale) et d’institutions financières internationales comme le FMI ou encore la Banque Mondiale. Avec l’effondrement du système de Bretton Woods (1971, 1973 puis accord de Kingston en 1976) on inaugure l’ère des changes flottants. Néanmoins  ces changes flottants sont très théoriques: l’Europe s’empresse de mettre en place le serpent monétaire international (à ne pas confondre avec le SME- Système monétaire Européen) et certains PED des currency board pour ancrer leur monnaie (Hong Kong, Argentine par exemple). La Chine est devenue un cas d’école de manipulation des taux de changes (KRUGMAN parle d’une « politique scandaleuse »). Je pense que sur un sujet comme ça, un plan chronologique passait bien : 1) Volonté de mettre en place un taux de change fixe, II) Les changes flottants III) L’heure du bilan et le besoin de réforme du SMI aujourd’hui.

Deuxième sujet d’ESH Ecricome 2013 : Faut-il souhaiter, ainsi que le soutenait J.-M. KEYNES, l’ « euthanasie des rentiers » ?

Analyse pour la dissertation : Une rente est un revenu qui n’est pas lié une activité directement productive. Un détenteur de bons du Trésor, d’obligation d’entreprise privée ou d’immobilier qu’il loue est de ce point de vue un rentier. La notion de rente est inextricablement liée à celle d’épargne (part du revenu qui n’est pas consommée) et de la finance (qui va allouer l’épargne et faire fructifier les rentes). Si les rentiers peuvent être des individus, on pourrait appliquer le même mot à certains pays qui disposent d’une rente colossale: Qatar, Arabie saoudite ou encore Angleterre à la fin du XIXème siècle (qui avait investi et prêté dans le reste du monde grâce au rôle central de la livre sterling et de la City). « L’euthanasie des rentiers » chez KEYNES (Comment financer la guerre) désigne l’inflation ! L’inflation érode les revenus des rentiers (sauf si ces revenus prennent en compte l’inflation, par exemple les retraites dans certains pays). C’est la distinction entre taux d’intérêt nominal et taux d’intérêt réel. Taux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal – taux d’inflation. C’est ce que nous montre Irving FISHER ! Ainsi l’inflation réduit les revenus des créanciers au bénéfice des débiteurs (traditionnellement et en particulier chez SCHUMPETER, les entrepreneurs sont des débiteurs !). Historiquement des pays comme la France ou l’Allemagne ont utilisé l’inflation pour réduire leur dette. Mais avec des risques importants. Pensons par exemple à l’hyperinflation allemande des années 1920 qui a non seulement euthanasié les rentiers, mais aussi et surtout ruiné les classes moyennes et miné la confiance dans la démocratie naissante. Faire tourner la planche a billet et manipuler l’inflation n’est pas sans danger. Chose que nous rappelle le courant monétariste (FRIEDMAN) quand il critique les politiques monétaires discrétionnaires et remet en question la courbe de PHILLIPS (SAMUELSON). Dans la foulée du courant libéral, on rend les banques centrales indépendantes (FED, BCE) et on peut impose des politiques de règle (traité de Maastricht de 1992 dans le cas de la BCE). Si l’inflation est l’euthanasie des rentiers, elle est aussi « l’œuvre du diable parce qu’elle respecte les apparences et détruit les réalités » (André MAUROIS).

Premier Sujet d’ESH Ecricome 2012  : Peut-on toujours parler de classes moyennes ?

Analyse pour la dissertation : Ce sujet de sociologie est parfaitement faisable !  On doit penser aux références « classiques » sur les classes moyennes: CHAUVEL (Les classes moyennes à la dérive, 2006), MENDRAS (La Seconde Révolution Française, 1988) ou encore, si on remonte plus loin, TOCQUEVILLE (De la démocratie en Amérique) qui avait analysé la dynamique de l’égalité et de la « passion de l’égalité ». Le problème de ce que sujet est le mot « toujours ». Toujours, suppose qu’avant on pouvait parler aujourd’hui et peut-être plus maintenant ? Définir la classe moyenne est une tâche ardue. Il n’existe pas de définition objective et quand on interroge les individus sur leur sentiment d’appartenance à la classe moyenne les résultats peuvent être contradictoires (Serge BOSC, 2005). Plus simplement, historiquement on observer une moyennisation de l’espace social qui démarre à la fin du XIXème siècle (décrite par exemple par ZOLA dans Au bonheur des Dames) et qui culmine à la fin des trente glorieuses. Depuis les années 1980 on observe à nouveau une polarisation de l’espace social avec un ralentissement de la mobilité sociale intergénérationnelle et intragénérationnelle ascendante et une hausse des inégalités (mises en évidence par Thomas PIKETTY dans Le Capital au XXIème siècle ou encore par le graphique de l’Éléphant chez Branko MILANOVIC). On assiste aussi à une précarité croissance d’une partie de la classe moyenne (chômage, risque d’exclusion, etc.). Néanmoins ces évolutions sont-elles une fatalité? Ne sommes-nous pas simplement dans une période de transition (causée par les TIC et la mondialisation) qui demande des changements institutionnels et une redéfinition de la notion de classe moyenne ? Tout un programme !

Deuxième sujet d’ESH Ecricome 2012 : Le progrès technique peut-il être orienté et conduit par la puissance publique ?

Analyse pour la dissertation : Faut être Français pour poser un sujet comme ça… (la personne que vous lisez est allemande et ne cache pas son admiration pour l’ordo libéralisme, mais passons).  En France, on croit que l’État peut tout faire et qu’il est à l’origine de l’activité économique. C’est ce que nous enseignent les profs d’SES au lycéen (dont l’expérience de la vraie économique se limite probablement au stage en entreprise qu’ils ont fait quand ils étaient en troisième). Après cette petite provocation, revenons au sujet. Historiquement la puissance publique a orienté et conduit le progrès technique. On peut penser aux institutions qui favorisent le progrès technique et l’entreprise : NAPOLÉON et les sociétés anonymes, la loi LE CHAPELIER et le décret d’ALLARDE pendant la Révolution, le soutien au secteur des chemins de fer au XIXème siècle ou encore le gaullisme pendant les trente glorieuses (développement de groupes français fer-de-lance du progrès technique comme EDF, AREVA ou encore ALSTOM). Maintenant les deux grandes questions qu’il faut se poser sont : 1) Quelle est la différence entre conduire (rôle actif) et orienter (fournir un cadre et une direction comme lors de la planification indicative française – par opposition à la planification impérative stalinienne) et 2) qu’est-ce qui a changé depuis une quarantaine d’années qui fait que le rôle de la puissance publique dans le progrès technique a pu évoluer ? (Mondialisation, Privatisation, Dérèglementation, Directive Européenne, Dette publique …). Il faut aussi identifier des distinctions nationales. Le soutien à l’innovation aux États-Unis n’est pas celui de la France qui n’est pas celui de la Chine !

Premier Sujet d’ESH Ecricome 2011 : Le chômage est-il dû à la mise en œuvre de politiques inappropriées ?

Analyse pour la dissertation : Bonne chance pour définir « inapproprié » … au regard de quels objectifs intermédiaires et finaux ? Avec quels outils ? On distingue souvent trois types de politiques de l’emploi : active (dépenses publiques, emplois publics …) , passive (indemnisation, baisse du temps de travail …) et structurelle (formations, réglementation, flexibilité …). Notons néanmoins un « piège » dans le sujet. Le sujet parle de politique et pas strictement de politique de l’emploi. On peut donc parler des autres politiques: politique budgétaire (multiplicateur, modèle IS/LM d’HICKS & HANSEN), politique monétaire (PHILLIPS), politique structurelle (politique industrielle, politique de l’innovation, politique de la concurrence …), politique commerciale (protectionnisme éducateur chez LIST, politique commerciale stratégique chez BRANDER & SPENCER !) ou encore politique de change (dévaluation, guerre des monnaies depuis 2010). Il y avait tellement de choses à dire ! Mais la faut réside-t-elle nécessairement dans la politique ? Ne peut-on pas s’interroger aussi sur les choix rationnels (ou pas …) des individus. Le modèle INSIDER/OUTSIDER ou la théorie du salaire d’efficience (STIGLITZ & SHAPIRO) nous donnent quelques pistes très intéressantes.

Deuxième sujet d’ESH Ecricome 2011 : Les nations ont-elles intérêt à faire appel aux investisseurs étrangers ?

Analyse pour la dissertation : Le choix du mot « nation » est intéressant ! On peut d’emblée penser à la théorie de l’état nation chez FICHTE ou RENAN (j’en parle dans le sujet sur l’état nation tombé à l’ESSEC aussi). On a envie de répondre au sujet par « ça dépend des nations ». Tout comme il y a des agents à capacité de financement (traditionnellement les ménages) et des agents à besoin de financement (les entreprises), il y a des nations à besoin de financement (traditionnellement les PED) et des nations à capacité de financement (les PDEM). Recourir aux investisseurs étrangers permet de pallier un manque d’émarger nationale (CHENERY) et de converger vers le niveau de développement et les rythmes de croissance des autres pays (SOLOW, A Contribution to the theory of growth, 1956). Faire appel aux investisseurs étrangers a fait ses preuves pour dynamiser son développement : les pays d’Amérique latine pendant la décennie 1970 en sont un bon exemple (la dette extérieure des PED est passée de 100 Mrd $ en 1970 et 1000 Mrd $ en 1980). Néanmoins ces mêmes pays ont connu des crises violentes (Mexique en 1982, Brésil en 1985 ou encore les pays d’Asie du Sud Est en 1997-98 et l’Argentine en 2001). On peut mobiliser ici les théories sur le financement des économies, la globalisation financière (FELDSTEIN-HORIOKA) ou encore celles sur les crises (MINSKY, KINDLEBERGER). Tout cela étant résumé dans le chapitre sur la finance dans la masterclass