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Facteurs en amont

 

  • Avoir une stratégie personnelle pour son travail en prépa : j’ai avancé dans le programme à mon rythme indépendamment de mes profs, si bien que dès février j’avais fini le programme et j’étais en révision.

 

  • Ne pas aller en cours (si besoin) : comme mon prof d’ESH n’était pas bon, j’ai séché tous ses cours pour bosser efficacement de mon côté.

 

  • Rassembler le meilleur des manuels dans une fiche unique, soit la philosophie qui est à l’origine de mon manuel “L’essentiel de l’histoire économique”.

 

  • S’entraîner à traiter beaucoup de sujets : en ESH, les élèves passent 95 % de leur temps à apprendre leur cours et faire des fiches qu’ils ne relisent pas, alors qu’il faut passer plus de temps à affronter des sujets.

 

  • Travailler dès le début de l’année sur des sujets de concours : cela permet de roder la méthodologie et s’aligner sur le niveau d’exigence des parisiennes.

 

  • Travailler en binôme : cela nous a permis de comparer nos plans et nos idées afin d’enrichir mutuellement nos connaissances.

 

Le jour J

 

  • Ne pas se laisser déconcerter par la difficulté du sujet : le sujet m’a franchement effrayé, parce que je n’avais rien à dire dessus – mais vraiment rien, à part une référence de KEYNES (comme d’habitude).

 

  • Appliquer la méthode : j’ai gardé mon calme et appliqué mes méthodes en faisant abstraction de la difficulté du sujet et de mon manque d’affinité pour les questions monétaires.

 

  • Analyser tous les termes du sujet : le monde sait qu’il faut le faire, mais personne ne prend vraiment le temps de le faire. J’ai bien dit “tous” les termes du sujet, pas seulement les 2-3 concepts centraux.

 

  • Mettre cette analyse en évidence dans l’introduction : same thing, on vous l’a répété cent fois, mais personne ne le fait vraiment.

 

  • Viser l’introduction parfaite : j’ai bien pris le temps de faire une introduction presque parfaite et qui fait deux bonnes pages. Il faut en effet qu’elle ait du volume, elle ne peut pas tenir en 10 lignes. Elle doit fournir des chiffres, des auteurs, des distinctions conceptuelles, etc. bref, tout ce que je vous fournis dans “L’essentiel de l’histoire économique” !

 

  • Soigner la forme : j’ai porté beaucoup d’attention à l’organisation de ma copie en annonçant bien mes parties et sous-parties pour améliorer “l’expérience utilisateur” du correcteur. Comme j’ai une calligraphie vraiment mauvaise, c’était très important.

 

  • Piocher dans différents chapitres : le sujet portait sur l’État et la monnaie, mais je suis allé voir du côté du SMI (théorie de la PPA relative) et des PED (crise des dettes des PED dans les années 1980), ce que les correcteurs apprécient comme une prise de recul sur le programme pour bien traiter le sujet posé.

 

  • Miser sur le volume  : j’avais ciblé 10 pages pour ma copie (pour info la règle des 8 pages maximum ne s’applique qu’aux copies nulles, car elle précise bien qu’on peut dépasser les 8 pages si c’est justifié par la qualité du résultat !).

 

Ce que j’aurais pu améliorer pour sécuriser une bonne note.

 

  • Relire, relire, et encore relire : quelques fautes qui se baladent dans cette copie qui a eu 20/20, or il faut faire très attention de ne pas perdre bêtement comme ça 1 ou 2 précieux points sur la note finale.

 

  • Inclure des graphiques : depuis 2 ans, les graphiques sont de plus en plus attendus en dissertation, en particulier à l’ESSEC et à l’ESCP.

 

  • S’entraîner à traiter des sujets d’actualité : j’avais certes lu l’actualité et bossé d’anciens sujets de concours, mais il aurait été plus judicieux de faire directement des sujets d’actualité, étant donné qu’environ deux tiers des sujets sont en moyenne directement liés à l’actualité.

 

  • Profiter des ressources d’internet  : trop de gens se contentent des manuels et du cours de leurs profs, alors que de nombreuses astuces et ressources sont disponibles en ligne, qu’il s’agisse de groupes facebook  ou des sites comme celui-ci.

 

  • Expérimenter des méthodes : un auteur que j’aime beaucoup, Josh KAUFMAN, parle de “Personal R&D” pour désigner le fait d’expérimenter des activités et des méthodes dans sa vie, de prendre le temps (et aussi peut-être l’argent) de découvrir de nouvelles compétences : à moins que vous ne lisiez ça à la veille du concours, prenez donc parfois le temps d’essayer des méthodes de mémorisation, de gestion du sommeil, etc. qui sont différentes de celles que vous utilisez habituellement.